"La guerre sera ce que je veux qu'elle soit. La guerre c'est moi"

Et dans le domaine de la politique extérieure la guerre totale pour la domination de la race aryenne des seigneurs a bien été le véritable but de toute action entreprise par Hitler vis-à-vis des autres puissances européennes; le même sentiment de mépris qui lui avait permis de désigner les Juifs comme des sujets inaptes à vivre, lui fait considérer les autres peuples comme des potentiels matériels d'exploitation pour l'accomplissement de la production de la race supérieure.
On se limitera ici à reporter quelques-unes de ses considérations et on s'abstiendra de tout commentaire; il ne nous intéresse pas de le contester ou de les analyser car elles relèvent de la pure exaltation hystérique, mais elles montrent, et c'est là leur valeur, quelle peut être la puissance d'un pouvoir qui s'approprie de la décision sur et de l'Etat
d'exception  et qui arrive à réaliser  et par là même à détruire la politique en tant que moyen de guerre absolue; l'axiome de Clausewitz demande alors d'être renversé, comme nous l'indique Michel Foucault: c'est la guerre qui devient la continuation de la politique par d'autres


moyens, c'est la guerre l'essence de la politique internationale nazie.
"L'Allemagne ne sera véritablement l'Allemagne que lorsqu'elle sera l'Europe. Tant que nous ne dominerons pas l'Europe nous ne ferons que végéter... Notre espace complet à nous c'est l'Europe. Celui qui la conquerra imprimera son empreinte au siècle à venir. Nous sommes désignés pour cette tâche. Si nous ne réussissons point, nous succomberons, et tous les peuples européens périront avec nous. C'est une question de vie ou de mort".
"Il ne s'agit pas de fabriquer une Paneurope pacifiste, avec le bon oncle allemand au centre qui écourte agréablement le temps d'études aux braves neveux... ce qu'il faut c'est qu'une Europe germanique crée les bases politiques et biologiques qui seront les facteurs perpétuels de son existence... Il ne peut y avoir un droit égal pour tous nous y conformer. C'est pourquoi je ne reconnaîtrai jamais aux autres nations le même droit qu'à la nation allemande. Notre mission est de subjuguer les autres peuples. Le peuple allemand est appelé à donner au monde la nouvelle classe de ses maîtres".
"La guerre sera ce que je veux qu'elle soit. La guerre c'est moi".
"La création n'est pas terminée, du moins en ce qui concerne l'homme. Du point de vue biologique, l'homme arrive nettement à une phase de métamorphose. Une nouvelle variété d'homme commence à s'esquisser, dans le sens scientifique et naturel d'une mutation. L'ancienne espèce humaine est entrée déjà dans le stade du dépérissement et de la survivance. Toute la force créatrice se concentrera dans la nouvelle espèce. Les deux variétés évolueront rapidement en divergeant dans des directions opposées. L'une disparaîtra, tandis que l'autre s'épanouira et dépassera de loin l'homme actuel. J'aimerais assez à donner à ces deux variétés les noms d'Homme-Dieu et d'Animal-Masse".
A cela Rauschning commente:

"Mais où se trouve le Dieu qu'à invoqué tant de fois Hitler dans ces discours et qu'il nomme la Providence et le Tout-Puissant. Dieu est la statue de l'homme, l'Homme-Dieu qui se dresse, telle une oeuvre d'art, dans les Burgs de l'Ordre. Dieu est Hitler lui-même" .